Cinq chercheuses scientifiques ont reu00e7u le 16 février dernier le Prix pour les femmes scientifiques en début de carrière dans le monde en développement. Parmi elles, une Africaine.

Un nouveau prix international reconnaît le talent des femmes scientifiques des pays en développement à faible production scientifique qui sont aux premiers stades de leurs carrières scientifiques.

Le Prix, annoncé l année dernière par l'Académie des sciences pour le monde en développement (TWAS), l'Organisation des femmes scientifiques du Tiers-Monde (OWSD), et la fondation Elsevier, vise à soutenir la recherche médicale, à contribuer à construire des cultures de recherche solides, et à inspirer une nouvelle génération de femmes scientifiques.

Encourager les femmes scientifiques des pays à faible production scientifique

Cinq chercheuses en sciences médicales et en sciences de la vie d'Afrique, du Moyen-Orient, d Asie, d Amérique latine et du bassin des Caraïbes ont reçu le 16 février dernier le Prix de 5.000 dollars US pour les femmes scientifiques en début de carrière dans le monde en développement, récompensant leurs travaux qui pourraient contribuer à sauver des vies et leur excellence en recherche :

  • Asie centrale et Asie du Sud : Dr Nasima Akhter, Centre de médecine nucléaire et ultrasons, le Commission de l énergie atomique, Campus hospitalier du Dhaka Medical College, Bangladesh.
  • Asie de l Est, du Sud-Est et Pacifique : Dr Namjil Erdenechimeg, Institut de chimie et de technologie chimique, Académie des sciences, Mongolie.
  • Amérique latine et Caraïbes : Dr Dionicia Gamboa, Universidad Peruana Cayetano Heredia, Département des sciences moléculaires et cellulaires, Pérou.
  • Région arabe : Dr Huda Omer Basaleem, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université d'Aden, Yémen.
  • Afrique subsaharienne : Dr Adediwura Fred-Jaiyesimi, Département de Pharmacognosie, Université Olabisi Onabanjo, Nigeria.

« En excluant les pays en développement les plus scientifiquement avancés (Argentine, Brésil, Inde, Malaisie, Afrique du Sud et Chine), les organisateurs espèrent avoir plus d'impact et encourager les femmes à faire carrière dans la science », explique Fang Xin, présidente de l OWSD.

Le prix inclut, en plus des 5.000 dollars de récompense, la prise en charge de tous les frais de participation à la réunion annuelle 2013 de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) à Boston.

Le parcours d Adediwura Fred-Jaiyesimi, seule Africaine primée

Dr Adediwura Fred-Jaiyesimi, Département de Pharmacognosie, Université Olabisi Onabanjo, Nigeria.Adediwura A. Fred-Jaiyesimi (née Adeyemi) est maître de conférences au Département de Pharmacognosie de la Faculté de Pharmacie de l université nigériane Olabisi Onabanjo.

Née à Ijeda-Ijesa dans l'État d'Osun au Nigeria, elle a effectué ses études secondaires au Collège de jeunes filles du gouvernement fédéral de Sagamu. Elle a ensuite obtenu un Bachelor of Science en botanique de l'Université de Lagos Akoka-Yaba, puis en 1996 un Master of Science de l'Université d'Ibadan et un doctorat en pharmacognosie en 2007.

Durant ses études doctorales, elle suivait en parallèle un programme de l'Ecole de Biologie de l Université de Newcastle du Royaume-Uni.

Adediwura A. Fred-Jaiyesimi a publié plusieurs articles dans les domaines de l'ethnobotanique, sur les plantes tropicales et le diabète sucré, les Anti-inflammatoires, les activités anthelminthiques et larvicide.

Sa recherche de doctorat portait sur les propriétés antidiabétiques in vitro et in vivo du Parkia biglobosa (Jacq) Benth et du Spondias mombin Linn.

Elle est actuellement chef de département de pharmacognosie à la Faculté de Pharmacie et présidente du comité d Études supérieures de la Faculté.

Dr Adediwura Fred-Jaiyesimi représente, comme les 4 autres lauréates, « une inspiration, pas seulement pour les autres jeunes femmes, mais pour tous les scientifiques de toutes les générations ».

Severine Dupont
Analyste sur Nextafrique.com.

Titulaire d'un master en sciences appliquées et d'un MBA, Séverine est consultante et exerce entre Paris, Abidjan et Dakar. Elle est passionnée par la culture et les innovations locales africaines.